Kpélé Tsiko

le village où le bon vivre

coule de source.

Géographie
La forêt Classée d’Assimé située, dans la sous-préfecture de Kpélé-Akata, a une superficie de 900 ha.
Elle est traversée par trois rivières principales (Monliouvé, Wuto, et Duométui) et deux grands axes routiers (la voie Adeta-Danyi ainsi qu’une route nationale secondaire offrant un passage sur le Ghana).
Le village de Kpélé-Tsiko est situé au Sud de la forêt et Danyi N’Digbe au Nord.

Flore
La Forêt classée est située dans la zone écofloristique IV subhumide de moyenne altitude (ERN, 1979 ; ODEF, 1998). Sa végétation comprend actuellement des forêts mésophiles parmi lesquelles les forêts semi décidues (170 ha), les forêts galeries (25 ha), les recrues forestières ou jachères et cultures pérennes et vivrières (650 ha), des savanes arbustives (20 ha), des savanes et des savanes arborées fortement anthropiques (35 ha).
Cette forêt est principalement composée d’espèces végétales de la strate arborée inférieure telles que Trichilia emetica, Ficus spp ou encore Cola millenii. En effet, cette dernière occupe les ¾ de la superficie totale de la forêt. Toutes les espèces des strates supérieure et moyenne sont en voie de disparition à cause des feux de brousse, de la culture itinérante, de la coupe anarchique de bois (bois de feu, charbon de bois, etc.).

Faune
La faune sauvage est également détruite par suite de la chasse illicite pratiquée par les populations locales. Ainsi, les espèces comme les céphalophes (Cephalophus spp), le Bongo (Tragelaplus euryceros), le mone (Cercopithecus mona), les cobs (Kobus cob, Kobus ellipsiprymnus), la civette (Viverra civeta) ont disparu. Actuellement parmi les espèces rares, on peut distinguer une diversité d’oiseaux réfugiés dans les cimes des grands arbres, des singes notamment, qui traversent parfois la route Kpélé Tsiko-Danyi N’digbe et des petits mammifères (Aulacodes).

Projet de Restauration et de Gestion participative de la forêt classée d’Assimé
Concilier la conservation des aires protégées et le développement des populations locales est devenue une priorité qui exige une bonne connaissance de la dynamique des systèmes naturels et sociaux. Le défi consiste à préserver la diversité biologique des zones fragiles tout en intégrant durablement ce patrimoine dans un paysage de plus en plus viabilisé. La forêt classée d’Assimé a connu une forte dégradation en raison de la progression des plantations de caféiers et des cultures vivrières, de l’exploitation plus ou moins illégale des essences forestières avec des outils modernes à scier, des feux de brousse incontrôlés, des activités de braconnages par les communautés locales économiquement vulnérables et quelques problèmes fonciers. En vue de rétablir les conditions d’une gestion durable, le projet ‘Restauration et Gestion participative de la forêt classée d’Assimé’ se propose de contribuer à la restauration et à la gestion durable de la Forêt classée d’Assimé par le développement d’un cadre de participation effective de tous les acteurs concernés.